Voici les questions que mes client(e)s me posent le plus souvent sur la fiscalité, la comptabilité, les RH et l'accompagnement chez SD Fiduciaire. Les réponses sont volontairement directes. Si la vôtre n'est pas là, écrivez-moi et je vous accompagnerai avec plaisir.
Fiscalité
À partir de quand dois-je faire une déclaration d'impôts en Suisse ?
Si vous êtes domicilié(e) en Suisse au 31 décembre d'une année, vous devez en principe déposer une déclaration d'impôts pour cette année-là, peu importe le montant de vos revenus. Cela vaut autant pour les salarié(e)s et indépendant(e)s que pour les retraité(e)s.
Quelques cas particuliers : les frontalier(ère)s domicilié(e)s à l'étranger ne déposent pas de déclaration suisse mais sont soumis(es) à l'impôt à la source, prélevé directement par l'employeur. Les résident(e)s étranger(ère)s sans permis C sont également imposé(e)s à la source. Une déclaration complète (appelée taxation ordinaire ultérieure) devient toutefois obligatoire pour elles et eux dans certaines situations : un revenu annuel brut de CHF 120'000 ou plus, une fortune imposable qui dépasse le seuil fixé par le canton, la propriété d'un appartement ou d'une maison (en Suisse comme à l'étranger), ou d'autres revenus qui ne passent pas par l'impôt à la source. Les étudiant(e)s majeur(e)s sans revenu reçoivent souvent un formulaire à compléter, même pour signaler une absence de revenu imposable.
Concrètement, si vous recevez un formulaire par courrier, vous êtes tenu(e) de le retourner. Si votre situation a changé (mariage, déménagement, achat immobilier, prise d'activité indépendante) et que vous vous demandez si vous devez désormais remplir une déclaration, contactez-moi : je vérifie votre situation et je vous dis exactement ce qu'il faut faire, avant que l'administration ne s'en occupe à votre place.
Quels documents préparer pour ma déclaration d'impôts ?
J'envoie à chaque client(e) un mémo personnalisé en 7 catégories pour ne rien oublier. Voici l'idée générale :
Documents administratifs : carte d'identité, certificat de famille, attestation de domicile si pertinent.
Revenus : certificats de salaire de tous vos employeurs, attestations de rente AVS/AI/LPP, indemnités chômage, allocations de maternité, revenus locatifs si vous louez un bien, justificatifs d'activités accessoires.
Fortune et comptes bancaires : relevés au 31 décembre de tous vos comptes (en Suisse et à l'étranger), portefeuilles-titres, fonds de placement, parts dans des sociétés.
Prévoyance et assurances : attestations 3e pilier A et B, primes LAMal et complémentaires, attestation LPP si rachat effectué.
Immobilier et logement : titre de propriété, valeur fiscale, intérêts hypothécaires, frais d'entretien et de rénovation, charges de copropriété, taxe foncière.
Frais et déductions : abonnement transports, frais de repas hors domicile, frais de formation, frais médicaux non remboursés, dons à des œuvres reconnues, pension alimentaire versée.
Autres ou nouvelle situation : tout document lié à un changement dans l'année (mariage, divorce, naissance, héritage, vente d'un bien).
Si vous me confiez votre déclaration, je vous fournis ce mémo en début de mandat. Je peux aussi demander les pièces manquantes auprès des institutions à votre place. Deux choses sont alors nécessaires : une procuration signée de votre main, sans laquelle les institutions ne me transmettront rien, et les informations de base sur les documents à réclamer (le nom de votre banque, de votre caisse de pension ou de votre assurance, par exemple). Vous trouverez plus de détails à ce sujet dans la question dédiée plus bas.
Quelle est la différence entre 3e pilier A et 3e pilier B ?
La distinction tient au régime fiscal et à la souplesse.
Le 3e pilier A (prévoyance liée) est plafonné chaque année. Le plafond est révisé périodiquement par la Confédération, avec un montant différent pour les salarié(e)s affilié(e)s à un 2e pilier (LPP) et pour les indépendant(e)s sans 2e pilier. Le montant versé est intégralement déductible de votre revenu imposable, ce qui en fait l'un des outils d'optimisation fiscale les plus accessibles. En contrepartie, les fonds sont bloqués jusqu'à 5 ans avant l'âge AVS de référence, avec quelques exceptions : achat de résidence principale, départ définitif de Suisse, passage à l'indépendance, rachat LPP, invalidité.
Le 3e pilier B (prévoyance libre) est sans plafond et accessible à tout moment. Il ne donne pas droit à une déduction sur le revenu (sauf une déduction partielle pour primes d'assurance, plafonnée et variable selon les cantons), mais le capital n'est pas bloqué. Vous pouvez y mettre une assurance-vie mixte, un compte d'épargne dédié, des placements en titres.
En pratique, je conseille de privilégier le 3e A jusqu'au plafond annuel, puis d'envisager le 3e B en complément si vous souhaitez épargner davantage tout en gardant de la liquidité.
Mes frais professionnels : qu'est-ce que je peux vraiment déduire ?
Les déductions varient selon votre canton et votre situation, mais les grandes catégories sont stables.
Transport domicile-travail : abonnement CFF ou transports régionaux déductible intégralement, ou indemnité kilométrique pour la voiture (plafonnée : au niveau fédéral, le plafond annuel est de CHF 3'300 en 2026, et les cantons appliquent leurs propres plafonds, souvent différents). La déduction voiture n'est admise que si les transports publics ne sont pas raisonnablement exigibles pour votre trajet. En pratique, l'administration regarde surtout le gain de temps : la voiture doit vous faire gagner environ une heure par jour par rapport aux transports publics. Des horaires irréguliers ou du travail de nuit peuvent aussi justifier cette déduction.
Repas hors domicile : forfait journalier si vous ne pouvez pas rentrer manger chez vous à midi, réduit si l'employeur subventionne la cantine.
Formation continue : la formation directement liée à votre activité actuelle est déductible (cours de perfectionnement, certifications, recyclage). La formation pour se reconvertir reste discutée selon les cantons, j'examine au cas par cas.
Télétravail : depuis la généralisation du home office, plusieurs cantons admettent un forfait spécifique. Les conditions diffèrent d'un canton à l'autre.
Autres déductions usuelles : cotisations à un syndicat ou association professionnelle, vêtements de travail spécifiques (uniformes, équipement de sécurité), outillage non remboursé par l'employeur.
Mon rôle est de croiser votre situation avec les barèmes de votre canton de domicile pour optimiser chaque poste.
Je travaille dans un canton et j'habite dans un autre, où je paie mes impôts ?
Vous payez vos impôts dans votre canton de domicile (votre lieu de résidence effectif au 31 décembre), pas dans votre canton de travail. Cette règle vaut pour l'impôt sur le revenu et la fortune.
Une exception courante concerne les frontalier(ère)s suisses qui travaillent dans un canton frontalier sans y résider : c'est l'impôt à la source qui s'applique pour cette portion du salaire, puis l'administration de votre canton de domicile fait les ajustements lors de la taxation annuelle ordinaire si vous y êtes assujetti(e).
Si vous déménagez en cours d'année d'un canton à l'autre, vous êtes imposé(e) sur l'année entière par le canton où vous étiez domicilié(e) au 31 décembre, sans répartition entre les deux cantons. Deux nuances tout de même. Les personnes imposées à la source suivent une autre logique : le nouveau canton perçoit l'impôt dès le mois qui suit le déménagement. Et à l'intérieur d'un même canton, certains cantons dont Fribourg répartissent l'impôt communal entre les communes au prorata de la durée de séjour.
Pour les couples mariés dont les domiciles sont distincts, ou pour les indépendant(e)s qui exercent dans plusieurs cantons, la situation se complique vite. Je peux vérifier la cohérence intercantonale de votre situation et soulever d'éventuelles erreurs de répartition.
Je possède un bien immobilier dans un autre canton, comment ça se passe ?
La fiscalité immobilière intercantonale est un domaine technique où les erreurs sont fréquentes. Quand vous possédez un bien dans un canton autre que celui de votre domicile, votre revenu imposable est partagé entre les deux administrations selon des règles de répartition intercantonale précises.
Concrètement : la valeur locative (si résidence secondaire) ou les revenus locatifs effectifs (si bien loué), ainsi que la valeur fiscale du bien, sont rattachés au canton du bien. Vos autres revenus restent imposés dans votre canton de domicile. Les dettes hypothécaires et les intérêts passifs sont répartis proportionnellement entre les deux cantons selon la part de fortune située dans chacun.
C'est là que les erreurs se glissent. Les administrations cantonales communiquent entre elles mais pas toujours bien, et il arrive que la répartition appliquée soit défavorable au contribuable. Une vérification attentive des deux décisions de taxation permet de repérer ces écarts et, le cas échéant, de les faire corriger.
Je propose un contrôle systématique des répartitions intercantonales pour les multipropriétaires. Ça suppose de lire en parallèle les décisions de taxation des deux cantons, ce qui n'est pas toujours fait par défaut.
Que se passe-t-il si je rate le délai de dépôt de ma déclaration ?
D'abord, pas de raison de paniquer si vous êtes dans les premiers jours de retard. La plupart des cantons accordent automatiquement une première prolongation sur simple demande en ligne, parfois jusqu'à 6 mois après le délai initial. Certains demandent un petit émolument administratif.
Si vous laissez vraiment filer sans rien faire, l'administration procède en plusieurs étapes : courrier de rappel, sommation avec frais, puis taxation d'office. La taxation d'office est une estimation faite par l'administration sur la base des éléments dont elle dispose (certificats de salaire transmis par l'employeur, anciennes déclarations, etc.). Elle est rarement à votre avantage parce qu'elle ne tient pas compte de vos déductions personnelles.
Une fois la taxation d'office notifiée, vous avez 30 jours pour la contester en déposant une réclamation accompagnée de votre déclaration complète. Si vous ne réagissez pas dans ce délai, la taxation devient définitive et vous payez ce que l'administration a estimé.
Si vous êtes dans cette situation, contactez-moi rapidement. Tant qu'on est dans les 30 jours de la décision, on peut encore tout rattraper proprement. Au-delà, la procédure de révision est nettement plus lourde.
Comptabilité
À partir de quel chiffre d'affaires faut-il une comptabilité formelle ?
Le Code des obligations fixe un seuil clair à CHF 500'000 de chiffre d'affaires annuel. En dessous, vous tenez une comptabilité simplifiée (recettes-dépenses et état du patrimoine, parfois appelée comptabilité de caisse). Au-dessus, vous passez à une comptabilité commerciale en partie double avec bilan et compte de résultat.
Ce seuil s'applique à toutes les formes juridiques : entreprise individuelle, Sàrl, SA, société en nom collectif. Quand vous le franchissez sur deux exercices consécutifs, vous devez basculer pour l'année suivante.
Quelques nuances : si vous êtes une Sàrl ou une SA, vous tenez de toute façon une comptabilité commerciale dès le premier franc, même en dessous de CHF 500'000, parce que la loi l'exige pour les personnes morales. La comptabilité simplifiée est réservée aux raisons individuelles et aux sociétés de personnes.
Pour les associations et fondations, des règles distinctes s'appliquent selon la taille et la nature de l'activité.
Si vous approchez du seuil ou si vous vous demandez si votre comptabilité actuelle est conforme, je peux faire un état des lieux et vous indiquer la voie la moins lourde pour rester en règle.
Sàrl ou SA : laquelle choisir ?
La réponse honnête : ça dépend de votre situation, et il n'y a pas de meilleure forme dans l'absolu. Voici les paramètres qui pèsent vraiment.
Le capital de fondation. La Sàrl demande CHF 20'000 libérés intégralement à la création. La SA demande CHF 100'000 de capital nominal, dont au moins CHF 50'000 libérés à la création (le reste peut être appelé plus tard). Pour une activité qui démarre avec peu de fonds propres, la Sàrl est plus accessible.
L'image. Une SA a une perception plus solide auprès de certains partenaires commerciaux, banques, fournisseurs étrangers. C'est culturel mais c'est réel. Pour une activité B2B ou internationale, ça peut compter. Pour une activité locale de services, la Sàrl est tout à fait acceptée.
L'anonymat des associé(e)s. Dans une Sàrl, les associé(e)s sont inscrit(e)s au Registre du commerce, donc publiquement identifiables. Dans une SA, les actionnaires ne figurent pas au Registre du commerce. Si l'anonymat est important pour vous, c'est un argument pour la SA.
La gouvernance. La Sàrl est plus souple sur les statuts, les transferts de parts (qui demandent l'accord des coassociés), la prise de décision. La SA est plus formalisée mais aussi plus standardisée, ce qui est utile si vous prévoyez de lever des fonds, faire entrer des investisseurs ou vendre la société.
La fiscalité. Au niveau du résultat de la société, c'est strictement identique : Sàrl et SA paient l'impôt sur le bénéfice et le capital aux mêmes taux. Au niveau des revenus du dirigeant, idem. Pas d'argument fiscal pour départager.
En pratique, pour une activité de service qui démarre seul(e) ou à 2-3, la Sàrl couvre 90% des besoins. Le passage en SA peut se faire plus tard si l'activité grossit.
Quand suis-je assujetti(e) à la TVA ?
Le seuil d'assujettissement obligatoire est de CHF 100'000 de chiffre d'affaires annuel (prestations imposables). Tant que vous restez en dessous, vous êtes dispensé(e) de TVA : vous ne facturez pas de TVA à vos clients et vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats.
Quand vous franchissez le seuil, vous devez vous annoncer spontanément à l'Administration fédérale des contributions dans les 30 jours pour obtenir un numéro TVA. Pour une entreprise déjà en activité, l'assujettissement prend effet à la fin de l'exercice au cours duquel le seuil a été franchi. Pour une nouvelle entreprise, il débute dès le début de l'activité si tout laisse présager que le seuil sera atteint dans les douze premiers mois.
Vous pouvez aussi vous assujettir volontairement même en dessous du seuil. Cela peut être avantageux si vos clients sont eux-mêmes assujettis (ils récupèrent la TVA que vous leur facturez) ou si vous avez de gros investissements à déduire en début d'activité.
Trois taux principaux s'appliquent en 2026 : le taux normal à 8.1%, le taux réduit à 2.6% (alimentation, médicaments, livres, journaux, etc.) et le taux spécial à 3.8% (hébergement).
Un mot sur la méthode du taux de la dette fiscale nette (TDFN), souvent méconnue et pourtant intéressante. Au lieu de calculer la différence entre la TVA encaissée sur vos ventes et la TVA payée sur vos achats, vous appliquez un taux forfaitaire propre à votre branche (fixé par l'AFC dans un tableau officiel) directement sur votre chiffre d'affaires. En contrepartie, vous ne récupérez pas l'impôt préalable. Le calcul devient très simple et vous ne déposez que 2 décomptes par an au lieu de 4.
C'est souvent avantageux pour les activités de services avec peu d'achats et pas d'investissements : s'il n'y a presque pas de TVA à récupérer de toute façon, le forfait fait gagner du temps et parfois de l'argent. À l'inverse, si vous prévoyez d'investir (machines, véhicules, aménagements), la méthode effective reste généralement préférable. La méthode TDFN est réservée aux entreprises jusqu'à CHF 5,024 millions de chiffre d'affaires et CHF 108'000 d'impôt dû par an (limites 2026). Je compare volontiers les deux méthodes, chiffres à l'appui, avant de faire le choix, sachant qu'il engage pour plusieurs périodes fiscales.
Si vous hésitez sur votre statut TVA ou si vous avez reçu une demande de l'AFC, je peux clarifier votre situation et préparer vos décomptes périodiques (trimestriels ou semestriels selon les cas).
Combien de temps dois-je conserver mes pièces comptables ?
La règle est simple : 10 ans pour les livres comptables, les pièces justificatives, le rapport de révision si vous en avez un, et la correspondance commerciale.
Le délai commence à courir à la fin de l'exercice concerné. Donc pour des pièces de 2025, le délai expire au 31 décembre 2035.
Sur le support : la version papier ou la version électronique sont admises de la même manière, à condition que la version électronique soit consultable et imprimable pendant toute la durée de conservation, et que les données soient inaltérables. Concrètement, scanner ses factures et jeter les originaux est admis si le système de classement le permet.
Certains documents demandent une conservation plus longue : le bilan et le compte de résultat signés sont à garder sous forme imprimée ou électronique inaltérable. Les actes liés à des immeubles (achats, ventes, rénovations) peuvent valoir la peine d'être conservés au-delà des 10 ans pour des raisons fiscales (calcul de la plus-value à la revente).
En cas de contrôle fiscal ou TVA, l'absence de pièces peut entraîner une reconstitution d'office défavorable. Donc même au-delà du strict minimum légal, je conseille de garder une copie numérique organisée.
Paie et ressources humaines
Vous pouvez vérifier ma fiche de salaire si quelque chose me semble bizarre ?
Oui, c'est un service ponctuel que je propose régulièrement. Plusieurs choses peuvent clocher sur une fiche de salaire, et il vaut la peine de comprendre avant de soulever la question avec son employeur.
Sur le brut : vérification que le taux d'occupation, le salaire de base, les indemnités contractuelles et les heures supplémentaires sont correctement calculés. Les heures supp donnent droit en principe à une majoration de 25% si elles ne sont pas compensées en temps libre, sauf dispositions contraires du contrat ou de la convention collective.
Sur les cotisations sociales : contrôle des taux appliqués pour l'AVS/AI/APG, l'assurance chômage, l'assurance accidents non professionnels (à la charge de l'employé(e), généralement entre 1 et 2% selon le risque), et la prévoyance professionnelle (LPP) si vous êtes assujetti(e). Les taux varient selon votre âge pour la LPP et selon le canton pour certaines cotisations.
Sur l'impôt à la source : si vous y êtes soumis(e), je vérifie le barème appliqué (selon votre situation familiale, votre canton, votre confession) et je peux signaler les cas où une taxation ordinaire ultérieure serait plus avantageuse.
Sur les indemnités diverses : repas, déplacements, allocations familiales, frais forfaitaires. Je vérifie qu'elles correspondent à ce qui est prévu et qu'elles sont correctement déclarées (certaines doivent figurer au certificat de salaire annuel, d'autres non).
Si je trouve une erreur, je vous rédige un courrier-type à transmettre au service RH avec le calcul corrigé. Dans la majorité des cas, c'est résolu rapidement.
Quelles démarches lors de l'embauche d'un(e) employé(e) ?
Embaucher demande plusieurs démarches en parallèle, à mener dans l'idéal avant le premier jour de travail.
Affiliation aux assurances sociales obligatoires. Vous devez annoncer le ou la nouvelle employé(e) à votre caisse de compensation AVS (pour AVS/AI/APG/AC et allocations familiales), à votre assurance accidents (LAA), et à votre institution de prévoyance (LPP) dès que le salaire annuel dépasse le seuil d'entrée, révisé périodiquement par la Confédération. Pour la LAA, tout(e) employé(e) est couvert(e) contre les accidents professionnels dès la première heure de travail. La couverture des accidents non professionnels s'y ajoute dès que la personne travaille au moins 8 heures par semaine chez vous, avec une prime à sa charge, retenue sur le salaire. Si vous embauchez votre tout premier collaborateur ou collaboratrice, il faut d'abord vous-même être affilié(e) à une caisse AVS comme employeur et choisir une assurance accidents et une caisse de prévoyance.
L'assurance perte de gain maladie. Contrairement à la LAA, l'assurance d'indemnités journalières en cas de maladie n'est pas obligatoire (sauf convention collective qui l'impose). Je la conseille pourtant fortement : sans elle, c'est vous qui devez continuer à verser le salaire pendant la maladie de votre employé(e), selon des durées qui augmentent avec l'ancienneté.
Ordre de grandeur des charges sociales employeur : entre 13% et 18% du salaire brut selon votre canton, votre branche, votre choix de caisse de prévoyance, le risque LAA et l'âge de la personne (la LPP varie fortement avec l'âge).
Contrat de travail. Le contrat écrit n'est pas obligatoire en Suisse pour la plupart des fonctions (sauf apprentissage, contrat à durée déterminée de plus d'un mois, etc.), mais je le recommande systématiquement. Il fixe noir sur blanc le salaire, le temps de travail, les vacances, la période d'essai, le délai de résiliation, les clauses spécifiques (concurrence, confidentialité). Une convention collective de travail (CCT) peut s'appliquer à votre branche et imposer des minima.
Permis de travail si la personne est étrangère. Selon la nationalité (UE/AELE ou États tiers) et la durée du contrat, les démarches diffèrent. Pour les ressortissant(e)s UE/AELE de plus de 3 mois, annonce auprès du Service de la population du canton. Pour les États tiers, demande d'autorisation préalable plus contraignante.
Si vous embauchez pour la première fois, je peux prendre en charge l'ensemble de ces démarches (affiliations, contrat type, premier décompte) et mettre en place un système simple pour la gestion mensuelle des fiches de salaire et des décomptes annuels.
Quelle procédure pour licencier un(e) employé(e) ?
Le licenciement en Suisse reste relativement libre par rapport à d'autres pays, mais il y a des règles à respecter sous peine de licenciement abusif ou en temps inopportun.
Délai de résiliation. Le délai légal varie selon l'ancienneté : 7 jours pendant la période d'essai (sauf accord différent), 1 mois pour la 1ère année de service, 2 mois de la 2e à la 9e année, 3 mois dès la 10e année. Le contrat individuel ou la CCT peut prévoir des délais plus longs, jamais plus courts (sauf pour la période d'essai). La résiliation prend effet à la fin du mois suivant si l'écrit est notifié en milieu de mois.
Forme. Aucune forme particulière n'est exigée légalement (l'oral suffit), mais en pratique : un courrier recommandé est la norme, parce qu'il fixe la date de réception et donc le point de départ du délai. Si la personne demande par écrit le motif de la résiliation, vous devez le communiquer également par écrit.
Périodes de protection (résiliation en temps inopportun). Vous ne pouvez pas résilier valablement pendant : la maladie ou l'accident de la personne (30 jours la 1ère année de service, 90 jours de la 2e à la 5e année, 180 jours dès la 6e), la grossesse et les 16 semaines après l'accouchement, le service militaire/civil/protection civile (ainsi que les 4 semaines qui précèdent et qui suivent, pour les services de plus de 11 jours), une mission d'aide à l'étranger. Si vous résiliez pendant l'une de ces périodes, la résiliation est nulle et doit être réitérée.
Motifs abusifs. Certains motifs rendent le licenciement abusif et exposent à une indemnité allant jusqu'à 6 mois de salaire : motif lié à la personnalité (origine, religion, orientation), exercice d'un droit constitutionnel, appartenance syndicale, signalement de bonne foi d'irrégularités, entre autres. La protection n'empêche pas le licenciement, mais permet à la personne d'obtenir réparation devant les Prud'hommes.
Solde de tout compte. À la fin des rapports de travail : versement du dernier salaire, indemnités pour vacances non prises, éventuel 13e mois au prorata, certificat de travail, attestation pour l'assurance chômage. La période d'incapacité ouverte au moment de la résiliation continue d'être indemnisée selon les règles.
Si vous êtes face à un licenciement délicat (longue ancienneté, motif sensible, conflit), je peux vous accompagner dans la préparation : analyse du dossier, rédaction du courrier, calcul du solde de tout compte, anticipation des risques.
L'accompagnement chez SD Fiduciaire
Comment se déroule un premier rendez-vous ?
Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement. La durée dépend vraiment de votre situation : comptez généralement entre 30 minutes et 1 heure.
Nous pouvons prendre contact par visio (Zoom, Teams, Google Meet), par téléphone ou chez vous dans un rayon de 30 minutes autour de Fribourg (déplacement gratuit).
Ce que je vous demande de préparer : pas grand-chose. Si vous avez sous la main votre dernière déclaration d'impôts, les courriers de l'administration qui posent question, ou la situation comptable actuelle (pour les entreprises), apportez-les. Sinon, on commence par une discussion ouverte de votre situation et de ce qui vous amène.
Ce que je fais pendant ce premier rendez-vous : j'écoute, je pose les questions qui me permettent de cerner le dossier, je vous donne une première lecture de votre situation et je vous indique honnêtement si je suis le bon interlocuteur pour vous. Si votre besoin est très spécifique (avocat fiscaliste, expertise judiciaire, etc.), je vous oriente vers les bonnes personnes.
À la fin du rendez-vous, je vous donne une fourchette de prix sur la base de ma liste des tarifs, pour que vous sachiez précisément où vous allez. Vous décidez ensuite librement, à votre rythme et sans aucune obligation.
Combien coûtent mes services ?
Les tarifs sont établis en fonction du dossier. Un mandat ponctuel (déclaration d'impôts personnelle simple) ne coûte pas le même prix qu'un suivi annuel d'entreprise avec comptabilité, TVA et paie.
Je travaille de trois manières, selon le type de mandat :
Pour les déclarations d'impôts, je travaille à des tarifs fixes qui dépendent de votre situation (célibataire ou en couple, avec ou sans immobilier, avec ou sans titres, etc.). Le prix est connu d'avance, sauf cas vraiment très particulier. Ma liste des tarifs est disponible sur simple demande via le formulaire de contact.
Pour les contestations et le conseil (contrôle de taxation, réclamation, question fiscale ou administrative ponctuelle), je travaille à l'heure.
Pour la comptabilité et la gestion de paie, je vous demande d'abord quelques informations (volume de pièces, nombre de fiches de salaire, état actuel de la comptabilité) pour estimer la charge de travail réelle et vous proposer un forfait adapté. L'objectif : que vous sachiez à l'avance ce que ça coûte, sans surprise en fin d'année.
Lors du premier rendez-vous, après avoir compris votre situation, je vous indique une fourchette de prix sur la base de ma liste des tarifs. Vous décidez ensuite. Je n'ai pas de logique d'abonnement caché ni de facturation à la lettre qui surgit à la fin du mandat.
Pour les particuliers, l'intervention d'une fiduciaire reste très souvent rentable au regard des déductions correctement appliquées et des erreurs évitées. Pour les entreprises, c'est surtout du temps gagné sur des tâches qui ne sont pas votre métier.
Mes données sont-elles confidentielles ?
Oui, et c'est encadré par la loi sur deux plans.
D'abord le secret professionnel : les fiduciaires sont soumises à un devoir de discrétion sur les informations confiées par la clientèle. Aucune donnée n'est partagée avec un tiers sans votre accord explicite, sauf obligation légale (par exemple une demande formelle d'une autorité judiciaire, qui reste rare et encadrée).
Ensuite la LPD (Loi fédérale sur la protection des données), entièrement révisée en 2023, qui aligne la Suisse sur le standard européen RGPD. Concrètement pour vous : vos données sont conservées en Suisse, vous avez un droit d'accès à tout moment, vous pouvez demander rectification ou suppression, et vous êtes informé(e) de la durée de conservation.
Côté pratique chez moi : je travaille essentiellement sans papier. Vos documents sont stockés chez un prestataire suisse, sur des serveurs en Suisse, avec sauvegarde chiffrée, et conservés conformément au droit suisse. Aucune donnée client n'est transmise à des services à l'étranger pour traitement, y compris pour des services d'intelligence artificielle.
La politique de confidentialité complète est consultable à tout moment.
Et si je n'ai pas tous les documents demandés ?
C'est l'une des situations les plus fréquentes, et c'est précisément un service que je propose : récupérer les pièces manquantes auprès des institutions concernées.
Concrètement, si vous avez perdu votre certificat de salaire, votre attestation 3e pilier, vos relevés bancaires, ou si l'administration cantonale vous demande un document que vous ne savez pas où trouver, je m'en charge à votre place.
Avec votre accord (par procuration écrite simple), je contacte directement votre employeur, votre caisse de pension, votre banque, votre assurance, votre office cantonal, selon ce qui manque. La majorité des institutions répondent dans la semaine, parfois en quelques jours.
Cette procédure marche aussi dans l'autre sens : si l'administration cantonale réclame des justificatifs que vous pensez avoir mais que vous n'arrivez pas à mettre la main dessus, je peux faire l'inventaire avec vous et reconstituer ce qui peut l'être.
Je vois beaucoup de gens repousser une déclaration ou une démarche parce qu'ils sont submergés par l'idée de tout chercher. Vous n'avez pas à le faire seul(e). C'est exactement pour ce genre de moment que je suis là.
Comment se déroule la collaboration au quotidien ?
Mon approche tient en quelques principes.
Vous avez un interlocuteur unique : moi. Pas de standardiste, pas de chargé(e) de compte qui change tous les ans. Vous appelez ou vous écrivez, vous me parlez directement. Je m'engage à répondre dans les 48 heures ouvrées pour toute demande, plus rapidement si c'est urgent.
Je vous tiens informé(e). Quand je travaille sur votre dossier, vous savez où on en est. Pas de longs silences suivis d'une facture qui tombe. S'il manque des pièces pendant que je traite votre dossier, je vous les demande directement, et dès que j'ai une question, je n'hésite pas à vous contacter. Vous pouvez faire de même à tout moment.
J'explique les choses simplement. Mon métier est technique mais ça ne doit pas l'être pour vous. Si je vous envoie un avis fiscal complexe, je vous écris en parallèle un mot qui résume ce que ça veut dire concrètement et ce qu'il faut faire. Vous me posez des questions de base sans crainte de paraître à côté : c'est mon job de rendre ça clair.
Je vous accompagne de A à Z. Pour une déclaration d'impôts, cela va du premier mémo de documents jusqu'à la décision finale de l'administration, en passant par la collecte des pièces manquantes, le dépôt, le contrôle de la taxation et la contestation si elle est justifiée. Pour une comptabilité, de la saisie des pièces jusqu'au bouclement et aux décomptes TVA. Pour la paie, du contrat d'embauche jusqu'aux décomptes annuels des assurances sociales. Pas de "je vous fais juste la déclaration, débrouillez-vous pour la suite".
Je respecte votre rythme et votre situation. Certain(e)s préfèrent un suivi très détaillé, d'autres préfèrent qu'on s'occupe de tout sans les déranger. Je m'adapte.
L'objectif est que vous puissiez vous concentrer sur ce qui compte pour vous (votre activité, votre famille, votre vie) en sachant que les volets administratif, comptable et fiscal de votre dossier sont sous contrôle.
Une question qui n'est pas dans cette liste ?
Contactez-moi et je vous réponds sous 48 heures.
Votre question peut servir à d'autres et trouver sa place dans cette page.